Chaque année, Mars Bleu met en lumière la prévention du cancer colorectal. En 2025, une tendance forte s’impose dans les campagnes de sensibilisation : l’émotion comme levier d’action. Mais cette approche est-elle toujours efficace ?
Pour écouter cette chronique en version sonore, c’est par ici ⬇️
🔹 Une communication choc pour interpeller
La Ligue contre le cancer et DDB Paris frappent fort avec un slogan qui s’affiche sans détour : « Va chier. » Une injonction dont la brutalité est renforcée par l’usage de l’impératif et du registre grossier. Ce groupe verbal pousse à l’action en rappelant l’importance du dépistage. Mais en jouant sur le choc, ne risque-t-on pas un rejet du message ?
🔹 L’émotion comme vecteur d’identification
D’autres campagnes préfèrent une approche plus métaphorique et compassionnelle. Cancer@Work et Publicis Conseil illustrent la fragilité face à la maladie à travers une marionnette dont les fils sont coupés, avant qu’ils ne soient réparés par des mains bienveillantes. Une parabole poignante du soutien nécessaire aux malades.
Chez AstraZeneca et Publicis Health France, l’émotion prend une autre forme : une approche toujours narrative mais également testimoniale. Des patientes atteintes d’un cancer du poumon, auquel elles ne se pensaient pas exposées, partagent leur quotidien. Ici, pas de symbole : juste la réalité, incarnée, touchante.
💡 L’émotion, un outil puissant… mais suffisant ?
Il est prouvé que l’émotion renforce la mémorisation et l’impact des messages de prévention. Mais une hiérarchisation s’impose :
✔️ Interpeller par l’émotion est un catalyseur intéressant ;
✔️ Mais ce n’est qu’en l’accompagnant d’éléments plus informatifs et éducatifs que son impact deviendra durable.
🎧 Pour aller plus loin, écoutez l’épisode complet du podcast :